ARMEDIA
Publié le 18 Septembre 2017
ARMEDIA
Samedi 9 septembre
Plus que 2 jours. Au programme, Les Pèbres et Armédia. Je choisis d’abandonner l’explo des Pèbres au profit d’Armédia. Encore un peu de repos aujourd’hui. Et en plus, il pleut ! Christophe part avec sa voiture, en reconnaissance sur la piste. Un bon kilomètre nous sépare du trou. Chri-Chri n’aimerait-il pas la marche ? Zut, il revient, un pneu à plat. Opération changement de roue, à l’abri de trois parapluies compatissants. La spéléo est remise à plus tard, ce qui rend Christophe maussade. Direction Alès pour changer le train de pneus. "Et si on en profitait pour faire un petit repas de fin de camp", suggère René. En voilà une riche idée. Un snack nous propose bon menu. Mais Chri-Chri, impatient de retrouver ses chères cordes, trouve le service un peu long. Enfin de retour à Méjannes, en un rien de temps, René et lui s’équipent et partent pour l’explo.
Et si nous allions visiter la reconstitution de la grotte Chauvet ? Luc, lui aussi, est partant. Jean-Marc téléphone. Quelqu’un lui répond : "non, non, pas besoin de réserver". Nous arrivons là-bas, complet ! Si je le tenais, le blaireau qui nous a renseigné… Nous nous rabattons sur l’Aven d’Orgnac et nous ne le regretterons pas. Très beau. Peut-être mieux que de voir une fausse grotte même ornée ! Retour à Méjannes. René et Christophe ne sont pas encore revenus. Nous allons à leur rencontre sur la piste. Ah, les voilà… en voiture ! Même pas peur ! Mais nous, nous faisons demi-tour… à pieds (la voiture de Chri-Chri est pleine...) Nous retrouvons notre bivouac d’hier et nous installons pour dîner. Christophe est ravi, ils ont tout fait, même l’escalade (équipée d’une corde en fixe…)
Dimanche 10 septembre
Ce matin, Luc déteste son matelas : "plus il se dégonfle, plus il me gonfle !" Il se console devant son bol de céréales au lait. Un peu de sérieux, s’il vous plaît, Armédia nous attend ! Les cordes sont enkitées. Les quatre véhicules avancent sur la piste qui mène aux Pèbres, puis nous continuons à pieds. Arrivons à une citerne.
Un sentier à droite nous amène au bord du trou. Un enchaînement de puits, sur une quarantaine de mètres, très glissants, très boueux (je ne me souvenais pas de ça!) nous laisse choir dans une superbe salle aux concrétions blanches, voire translucides, des excentriques, des draperies qui nous semblent de verre. Nous progressons avec mille précautions. Une corde sur le côté de la paroi, Christophe et Luc se hissent vers un plafond rose. René, Jean-Marc et moi remontons vers la partie haute de la salle, magique. Pas de mot pour décrire toute cette beauté. Nous pourrions prendre des milliers de photos.
Nous remontons à regret. Retour au parking. Nous grignotons un morceau avant de reprendre la route. Christophe et Luc rentrent ce soir. René, Jean-Marc et moi partons tranquillement vers les Baux de Provence pour un dernier bivouac