AVEN DE LA BUSE
Publié le 18 Septembre 2017
AVEN DE LA BUSE
Jeudi 7 septembre
Le matériel est prêt. Nous reprenons la route de Barjac, puis la direction de Bagnols s/Cèze pour nous garer vers Monclus. Sous la route, s’ouvre l’aven de la Buse, découvert, on devine comment… Une grille, un ressaut, nous sommes dedans. Des puits, des étroitures, de la boue, d’autres puits, des chatières humides, en Z, voilà la Buse.
Nous nous hissons, nous nous tordons, nous soufflons, nous nous désarticulons. Enfin, ça passe, tant bien que mal. Christophe se régale : "on dirait Siou Blanc". Encore des puits avant d’ arriver dans une grande salle boueuse. Au fond, un passage nous mène à des ressauts en contre-paroi sur des rochers glissants. D’un côté, une vire à équiper conduit à la géode. En face de nous, une corde sans fin pend du plafond. C’est l’accès au réseau supérieur dont René nous vante la beauté. Christophe se lance dans l’équipement de la vire. Mais le reste de la troupe hésite. Chri-Chri, déçu, revient et se lance avec Luc dans l’ascension vers les étoiles.
Je les suis, puis Jean-Marc, pas très motivé. La corde est glaiseuse, les appareils ont du mal à accrocher. Pourtant, 40 m plus haut, des merveilles nous attendent. C’est un foisonnement d’excentriques fins, translucides qui se tordent, s’emmêlent, s’amalgament et rivalisent de beauté avec des fistuleuses d’une finesse à couper le souffle. Je n’ose pas bouger. Christophe se glisse dans un boyau, mais renonce par peur de casser. René nous dira par la suite que nous aurions pu continuer. Tant pis, nous ne savons déjà que photographier. Christophe redescend rejoindre René qui finalement a équipé la traversée.
Je me lance à mon tour sur les cordes glissantes, pas très rassurée. Les fractios, en décalé, ne sont pas faciles à passer. Mon épaule droite en pâtira… Ça file trop vite à mon gré dans le puits plein vide. Enfin nous retrouvons la terre ferme. Christophe revient de la Géode et déséquipe la traversée. Nous allons grignoter dans la grande salle. Chri-Chri, infatigable, fouine à droite et à gauche. Je commence à remonter avec Jean-Marc qui redoute le passage des chatières. De vrais savonnettes, ces puits en contre-paroi ! Ouf, premières étroitures franchies. Nous nous hissons tant bien que mal dans les remontées glissantes. En haut de celle-ci, nous nous faufilons dans un nouveau boyau étroit. Nous nous rapprochons de la surface. Nous sommes enfin dehors, un peu fatigués.
Par chance, les voitures sont à quelques mètres. Une bière bien fraîche, s’il vous plaît ! Mais où dormir ce soir ? Les avis sont partagés, bivouac ou camping ? René préférerait bivouaquer, Luc et moi ne serions pas contre une bonne douche. Nous sommes boueux des doigts de pied aux cheveux ! Retour donc à notre petit camping d’hier soir. Au cours de l’apéro, chacun recense ses petites douleurs : les genoux, les épaules, le cœur et le bide et la tête, alouette ♪♪♪. Le fier CAF devient Club des "Tamalous" (je traduis : t’as mal où ?)
