BRAMABIAU CANYON ET ABIME
Publié le 16 Septembre 2017
CANYON ET ABIME BRAMABIAU
Lundi 4 septembre
Aouhouhouh… le chien est devenu loup. Nous avons des envies de meurtre. Nous avalons notre petit déjeuner et vite, fuyons. Parking du canyon, le temps est couvert. Fait frisquet pour se mettre en maillot et partir à pieds sur le sentier qui mène au départ. "Bonne nouvelle", nous dit René, "ça commence par un saut !"
Nous nous mouillons tant bien que mal dans une petite vasque et hop, nous nous élançons. Brr…, elle est glacée ! Mais mieux vaut encore nager qu’essayer de tenir debout sur les rochers ultra-glissants. Nous enchaînons, sauts, toboggans, nage, marche enfin… patinage, zip, splash ! C’est joli, mais un peu galère. Nous passons sous le pont où nous avons laissé les voitures. L’envie m’effleure de remonter… mais non ! Nous continuons, sauts, toboggans, glissades. Enfin une belle cascade équipée par René qui descend, suivi de Jean-Marc et de Christophe.
Je lance le kit boule pour que René puisse continuer. Oups, il passe à deux doigts de la tête de Christophe ! Mais c’est bientôt la fin. Nous cherchons un chemin qui rejoindrait la route, remontons un ruisseau affluent. Zut, une cascade ! Nous nous lançons dans une escalade scabreuse. Christophe n’avait pas prévu ça, le camp spéléo se transforme en camp multi-activités ! Enfin la route, le pont, la bière ! Vite, déjeunons. Les combis sèchent au soleil (nous devons les remettre ce soir).
Il est temps de rejoindre l’abîme de Bramabiau pour la traversée. Nous partons vers le Bonheur. Mince, le bonheur a disparu ! De bloc en bloc, nous pénétrons sous terre. Nous renfilons les combinaisons encore humides, la fraîcheur nous saisit. Ouf, le Bonheur réapparaît. Nous traversons un petit lac (glacé), crapahutons dans les rochers et plongeons dans un bel étroit où nous nageons entre les parois. Vive les néoprènes !
Il fut un temps où nous passions, en bury, en oppo au-dessus de l’eau ! Très vite, nous arrivons dans la partie aménagée. Dommage, les spots sont encore allumés, nous sommes partis trop tôt et les photos deviennent plus difficiles. Au-dessus de nous, les passerelles. Nous cheminons toujours au fond, nous sommes des vrais, des purs et durs ! Soudain, en face de nous, l’immense faille se découpe sur le ciel. Le Bonheur devient Bramabiau. René sécurise d’une corde la cascade finale, un peu glissante.
Nous prenons pieds sur le chemin d’accès pour la visite guidée. Mais Christophe et Luc se sentent un peu frustrés : la traversée était trop courte ! "Et si nous remontions ?" Aussitôt dit, aussitôt fait, ils repartent dans l’autre sens. René, Jean-Marc et moi entamons la remontée vers le parking. Nous avons à peine le temps de décapsuler nos bières que déjà les voilà ! Ils ont dû courir tout le long ! Pas question de bivouaquer là, le chien recommence sa mélodie. Nous allons dormir à Camprieu, au bord du lac.




