GORGES DE LA NESQUE - COMBE DE CURNIER
Publié le 3 Avril 2013
31 MARS – 1er AVRIL 2013
DEUX JOURS DANS LE VAUCLUSE
Avec : Denis (le voisin)
Cat et Jean-Marc
31 mars 2013
Miracle, il fait beau. Denis vient nous chercher vers 8 h 30. Nous chargeons sa voiture et en route pour le Vaucluse, par les petites routes. Nous arrivons à Monnieux et nous nous garons sur le parking près de la petite église. Quel calme ! Quand soudain... les cloches se mettent à sonner. C'est la sortie de la messe. Simultanément deux voitures arrivent et se garent à côté de nous. Une foule s'en extrait : ils vont faire les gorges de la Nesque, comme nous. Nous décidons de faire les sauvages et de déjeuner pour les laisser partir devant. Nous ne les reverrons plus. Bien, c'est à notre tour de partir. Nous suivons le sentier qui escalade la colline pour enfin redescendre jusqu'à la route. En face de nous, le même sentier plonge jusqu'à la Nesque que nous longeons un petit moment en rive droite. Nous arrivons à la Chapelle St Michel tapie au fond des gorges. Un gué doit nous permettre de passer sur l'autre rive à pieds secs. Que nenni ! Que d'eau, que d'eau ! Il nous faut retirer les chaussures, les chaussettes, remonter le pantalon jusqu'au dessus des genoux. Courage, c'est un peu frais. Reste plus qu'à se rechausser et c'est reparti. Nous remontons en rive gauche sur le plateau. Les falaises sont vertigineuses, percées de multiples baumes. Le chemin pigmenté par des passages un peu scabreux (pas du goût de tout le monde) redescend ensuite jusqu'au "Portail" où des câbles sont censés nous aider à traverser. Un peu sceptiques vu le niveau de l'eau et la disposition de ceux-ci, nous ne tenterons l'aventure et reviendrons sur nos pas. Bien nous en a pris, car l'heure tourne et il est déjà tard lorsque nous arrivons à destination. Nous allons bivouaquer vers le Ventoux encore bien enneigé. La température s'en ressent et Denis aura bien du mal à faire chauffer l'eau des pâtes. Un bon apéro nous fait patienter. Puis, le ventre plein, nous jetons la tente à côté du camion et nous glissons avec délice dans les duvets.
1er avril 2013
Le temps est couvert, mais il ne pleut pas. Nous prenons la direction de Bédouin jusqu'aux Clops. Une piste nous mène rapidement à l'entrée de la combe de Curnier. Je râle après le chemin très pierreux qui me rappelle les sentiers des Calanques (je déteste y randonner !). Une rencontre insolite : un mouton solitaire qui nous mène jusqu'à son abri, une baume fermée par un muret à côté d'une source. Petit malin, tu as trouvé le moyen d'échapper à la boucherie. Soudain, sur le chemin, un filet d'eau court entre les pierres. Puis c'est un petit torrent que nous remonterons en suivant les méandres aux parois resserrées. Magnifique. Denis, les pieds trempés, grogne après ses chaussures soit-disant étanches. Nous quittons l'eau et remontons un chemin raide, tout droit, long... et nous arrivons enfin à la bergerie des Landerots. Nous empruntons le GR qui nous mène à la bergerie de Piè Gros où nous comptions déjeuner. Bah, y a du monde. On continue. Denis rigole, quels asociaux ces Bianco ! Le sentier se fait agréable, vallonné et nous amène à la Baume du Chat, superbe baume qui sert de bergerie comme l'atteste le tapis de crottes de moutons. Nous déjeunons enfin et redescendons par la combe de la Baume du Chat où là aussi, les abris sont légion. Quelle merveille, ces murs en pierres sèches sous ces voûtes calcaires ! Nous arrivons pile sur le camion de Denis. Allez, il faut rentrer. Mais nous sommes bien décidés à revenir explorer cette magnifique région.
Cat.