Publié le par Cat&JM
Publié dans : #rando

LES CORNICHES DU CIANS

7 JUIN 2015

 

En novembre 2013, nous avions tenté de faire cette superbe rando, mais nous avions dû rebrousser chemin en raison du mauvais temps. Un deuxième essai nous tente bien. Vers 7 h 30, Christine, Jean-Marc et moi embarquons dans la voiture de Denis, direction Nice. Nous remontons la vallée du Var jusqu'à Touët où nous prenons la jolie route des gorges du Cians pour nous arrêter vers le "Pré de Chaudi" un peu en-dessous de Beuil. Un café préparé par Christine, un croissant et nous voilà fin prêts à affronter la montagne. Nous traversons le Cians à gué, remontons une piste jusqu'au sentier de la Pinéa. Ah, je m'en souviens de ce sentier : lacet après lacet, il grimpe, grimpe dans la forêt jusqu'aux granges de Giarons.

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Un peu en ruine, les granges ! Le sentier se radoucit et nous continuons pour passer entre La Tête de Giarons et la Tête de Pérail. A partir de là, c'est l'aventure... Nous avions fait demi-tour par ici, la dernière fois. Le chemin contourne les Cluots puis se rétrécit, devient balcon. Un superbe panorama s'offre à nous. Au loin, des montagnes enneigées, les antennes du dôme de Barrot et plus près de nous, là, tout en bas, la clue du Raton. Les rochers rouges, l'herbe verte, les fleurs, un enchantement... Nous arrivons sur une crête et qu'apercevons-nous au loin, très loin ?

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Le petit village du Serre, notre destination. "Oh, la vache !", dit Denis, qui pensait être presque arrivé. Le sentier, pratiquement à l'horizontale, épouse les courbes du relief, passe sous de curieux rochers ruiniformes. Quelques passages un peu scabreux et ravin après ravin, nous arrivons à destination. Il est temps de déjeuner. Ici, c'est plat. Une fourmi s'invite à notre repas. Puis deux, puis, puis dix, puis cent. Là, une fourmilière, déguisée en bouse de vache ! Le soleil nous assomme, la chaleur est insupportable. Nous avalons le café de Denis et en route.

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Il faut retrouver le col, là-bas. Le sentier, lui aussi en balcon, mais, à un étage inférieur, nous amène sans trop de difficultés, au replat du Challas. En chemin, nous avons traversé un joli petit canyon qui nous a donné envie de revenir. Après un soleil de plomb, des nuages, de plus en plus noirs, de plus en plus menaçants et badaboum, l'orage éclate. Denis suggère de s'abriter dans une petite cabane mais nous ignorons sa proposition pour redescendre le plus rapidement possible. Les vestes étanches surgissent des sacs et en route.

LES CORNICHES DU CIANS
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Attention de ne pas glisser sur la pélite trempée ! Les éclairs zèbrent le ciel noir, le tonnerre nous vrille les oreilles, la pluie mêlée de grêle nous cingle le visage, têtes baissées nous enchaînons les pas, j'en oublie mes genoux... Le sentier est devenu ruisseau, nous sautons des cascades qui dévalent de chaque ravin franchi. Y'a de l'ambiance ! Et le Raton, en bas ? Calme et sage ce matin, il bouillonne de rage cet après-midi ! Nous comprenons pourquoi, il ne faut s'y engager que par très beau temps !

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Nous arrivons aux Traverses, passons devant les granges en ruine, et poursuivons jusqu'à la passerelle de l'Ablé qui nous ramène sur la route goudronnée. Encore un kilomètre et enfin la voiture. Nous nous séchons tant bien que mal, et nous mettons au chaud avec délice !

Cat.

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