Publié le par Cat&JM
Publié dans : #spéléo

GOUFFRE GEANT DE CABRESPINE

 

Dimanche 14 février 16

 

Et oui, c'est la St Valentin ! Mais cela fait un an que Jean-Marc a contacté le spéléo club de l'Aude pour une incursion dans le gouffre géant de Cabrespine. Seule date possible aujourd'hui. La fête des Amoureux ne peut nous faire rater une telle occasion.

Debout 6 h 30. Nous avons rendez-vous avec Alain à 9 h moins le quart devant l'entrée de Cabrespine. Rangement, ménage. On lève le camp. 8 h 30, nous sommes au rendez-vous. Alain est déjà là. Il nous serre la main. Arrive Isabelle. Quoi, il lui fait la bise ! Charlotte et moi protestons. "Elle s'est jeté sur moi" se défend-il. Avec enthousiasme, nous lui racontons Cazals. Arrivent Étienne Fabre que nous avions rencontré il y a quelque temps en visitant la grotte de Limousis il y a quelques années et Michel Noël, qui l'an dernier, nous avait emmené aux "Vents d'Anges". Nous sommes ravis de les retrouver. Nous attendons l'ouverture de la grotte. Les minutes passent… Étienne va lire le panneau à l'entrée : visites à partir de 14 h. Nous faisons grise mine. Aussitôt Étienne saute dans sa voiture et va chercher la clé. Ouf, le revoilà, tenant victorieusement un trousseau à la main.

CABRESPINE
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Nous abandonnons Édouard qui comate dans la voiture. Dûment équipés, nous pénétrons dans la partie aménagée. A l'entrée, une escarpolette qui a servi lors des premières explorations de la Henne Morte et les traditionnels tonneaux remplis d'un nectar que nous goûterions bien, mais ce ne serait pas raisonnable !

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Alain ouvre une trappe et ainsi commence la longue descente au fond du gouffre, barreau après barreau, plate-forme après plate-forme. Ça y est, on y est. Enfin presque. Quelques marches métalliques, un plan incliné glissant équipé d'une main-courante, et... des escaliers, où suivant l'exemple de nos guides, nous nous laissons glisser à califourchon sur les rampes. Encore quelques passages glaiseux et enfin la rivière ! A partir de là, que du bonheur ! Un véritable enchantement ! Je ne saurais vous décrire tant de beauté, les photos vous en diront plus que mes pauvres mots. Nous descendons vers l'aval, passons à côté du gour en étoile, d'une superbe méduse orange que nous prenons garde de ne pas salir, glissons sur "la savonnette" pour plonger vers la salle des shistes. Les safaris s'arrêtent là. Nous, nous continuons. Là-bas, un rideau d'eau à côté duquel les touches d'un piano étincellent, plus loin, encore quelques barreaux d'une échelle fixe, encore des gours sur lesquels barbote une famille de canards (faux, bien sûr).

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Ici, un passage au-dessus de l'eau que nous franchissons en nous aidant d'un anneau de corde salutaire, là, des mains courantes pour atteindre de grandes salles. Et enfin, nous retrouvons l'eau. Si nos guides lisent ce compte-rendu, ils trouveront sûrement un certain désordre dans ce cheminement. Mais dans ma tête restent surtout gravées les merveilles admirées, la perfection d'une draperie qui ondule doucement, la dentelle des gours, les cristaux noirs imitant les aiguilles des boules d'algues sur les plages, le plissement calcaire qui, nous explique Étienne, passionné de géologie, est exceptionnel. Nous nous arrêtons pour déjeuner.

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A cet endroit, une jonction a été établie avec la surface, au moyen d'un ARVA. Notre explo arrive presque à son terme. Encore quelque 200 m à parcourir pour aller contempler les dômes. Au passage, des cristaux d'aragonites, des fistuleuses se font admirer. Et là, en face de nous, les trois dômes étincelants s'offrent à nos yeux émerveillés. Il est temps de faire demi-tour. Aïe, c'est plus dur de remonter le courant ! Un petit coup à boire ? Étienne remplit une bouteille sous une concrétion. Hum, excellente ! Retour dans la grande salle illuminée. La-haut, tout en haut, de très, très petits touristes semblent nous regarder. Nous regagnons l’échafaudage et nous hissons vers le haut. Tiens, un Édouard ressuscité ! Nous profitons de l'éclairage pour un dernier coup d’œil à la grotte. Nous allons au bout de la passerelle suspendue dont le plancher transparent laisse admirer le fond. Quelques escaliers, une petite salle, des disques… Étienne nous en explique la formation. Alain nous raconte des blagues… Allez, il faut retrouver les voitures. Dans le hall, des touristes inquiets, nous voyant quelque peu mouillés, boueux, nous demandent si eux aussi vont ressortir dans cet état…

CABRESPINE
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Une fois dehors, Edouard, qui décidément va mieux, arrose Isabelle qui s'enfuit en riant.

Nous enfilons des vêtements secs, sortons les bières et remercions chaleureusement nos accompagnateurs, nous promettant de nous retrouver, prochainement, pour d'autres aventures. Nos chemins se séparent, Isabelle, Guillaume et Edouard rentrent à Toulon, René et Charlotte prennent la direction du Vaucluse et nous, des gorges du Tarn.

Un grand merci à Jean-Marc pour l'organisation de ce week-end…

Cat.

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ANAÏSE MARIE-CHARLOTTE 22/02/2016 12:13

Les mots reflètent bien la réalité que nos yeux ont su regardé. Merci à vous deux.