MAJORQUE TORRENT DE PAREIS
Publié le 17 Juin 2019
MAJORQUE TORRENT DE PAREIS
Mardi 7 mai
Renonçant au bateau, nous allons directement à Sa Calobra en voiture. Pourtant, directement ne veut pas dire " tout droit" ! Nous passons par Caimari et reprenons la route qui monte vers Lluc, ce qui veut dire virage sur virage et troupeaux de vélos. Nous franchissons le Col Del Deis. D’un coup, le paysage change. La forêt fait place à une végétation rase dans des montagnes où le calcaire blanc surgit au-dessus d’une mer turquoise. Les rochers travaillés par le vent et l’eau prennent des formes complètement improbables. En bas, le parking. Abandonnant les voitures, nous passons sous deux tunnels débouchant sur une plage. Surprise : impossible de continuer vers les gorges sans se mouiller.
Pourtant, pendant que nous retroussons pantalons ou même shorts, ôtons chaussures et chaussettes, Sylvie part sur la gauche, en escalade, pour essayer de passer au sec. Que nenni ! Et tandis que nous traversons la première étendue d’eau en cherchant le meilleur passage, notre copine doit faire demi-tour et se mettre elle aussi à l’eau. Bien, nous nous rechaussons. Zut, deuxième vasque. Chaussures, chaussettes à la main, le passage est franchi. 3ème vasque : rebelote. 4ème vasque, j’ai mal aux pieds, les cailloux sont trop pointus, je garde les chaussures. Jean-Marc aussi.
Gégé abandonne. Pourtant, ce sera la dernière ! Le canyon se rétrécit. Un gros rocher bloque le passage. Nous passons à gauche, dans les fourrés, puis retrouvons le lit du ruisseau. Les parois rocheuses s’élancent vers le ciel. Un gros menhir se décolle de la falaise. Oh la jolie source, toute de tufs moussus. C’est la Font des Degotis. Un gros rocher carré cherche à nous empêcher de passer. Nous le feintons en nous glissant sur la gauche. Continuons dans le goulet de plus en plus étroit. Sur la droite, une boule hyper-glissante nous barre le chemin. Sachant que nous n’irons pas beaucoup plus loin, Anne et Alain s’arrêtent là.
Sylvie, Jean-Marc et moi escaladons l’obstacle pour nous retrouver bientôt sur une petite traversée au-dessus de l’eau qui nous permet d’attraper une corde à nœuds. En haut de celle-ci, quelques mètres faciles dans le lit du torrent. Une vire peu engageante mène à une seconde corde. Les copains nous attendent, il est sage de renoncer. Nous rejoignons Gégé et déballons le pique-nique. Nous songeons au retour quelque peu humide, certains n’ hésiteront pas à montrer leur slip ! Fous rires et bonne humeur… Gégé perd un bout de son bâton. Les recherches seront vaines.
Nous retrouvons les voitures, posons les vestes étanches sur les sièges (aurions-nous le postérieur mouillé ?) et nous reprenons la route, virages, vélos… Nous avons bien mérité une douche bienfaisante et un double apéro ! Mais la soirée n’est pas terminée : direction Inca pour un resto typique dans un ancien cellier où un bon dîner nous attend, au milieu d’immenses tonneaux.