TREK DANS LES PYRENEES - REFUGE OULETTES DE GAUBE
Publié le 14 Août 2017
REFUGE OULETTES DE GAUBE
4 juillet
8 h 15, nous sommes prêts. Nicole a trouvé une solution pour que personne ne porte les cordes : nous encorder dès la sortie du refuge ! Pourquoi pas ? Mais aujourd’hui Michel et Gégé se dévouent. Direction le refuge des Oulettes (2151 m). Tiens, ça me dit quelque-chose… Le torrent, les cascades agrémentent notre montée. Au bout de deux bonnes heures, nous atteignons le lac d’Arratille. Les barres et les fruits secs sortent des sacs. Nous devons prendre des forces car le col est encore loin, là-haut, tout là-haut. Nous passons le lac du Col d’Arratille, traversons des névés. La pente est rude, le rythme se fait plus lent. Une heure plus tard, nous y sommes.
"Et si nous continuions vers le Col des Mulets pour déjeuner ?" suggère Sylvie. "Nous suivons une courbe de niveau, il n’y a que 100 m de dénivelé à remonter." - "Ok" – Mais l’environnement est devenu très minéral, courbe de niveau ne veut pas dire boulevard ! Nous évoluons dans les pierres, grimpant, redescendant et pour finir, il nous faut remonter un bon éboulis. Ouf, nous y sommes. Hum, il y a un peu trop de vent. Installons-nous plus bas. Le repas est apprécié.
Ne reste plus que la descente, raide, très raide. Nous assurons bien nos pas dans les blocs. Au fond, la vallée, en-bas, tout en bas… Au fond de la vallée, le refuge, loin, loin. Nous voici sur le plat, trempons nos pieds échauffés dans le ruisseau. Mes genoux réclament aussi un bain d’eau glacée… Des linaigrettes nous saluent au passage. Nous nous installons au refuge où, délice, ils servent de la bière à la pression. Nous faisons face au Vignemale que nous devrions gravir après-demain, si tout va bien. Mais… pas par cette face ! Nous nous jetons sous la douche, enfin presque tous car, pauvre Nicole, il n’y a plus d’eau chaude quand arrive son tour. Nous lui promettons la priorité pour la prochaine fois. De nouveau, nous apprécions l’accueil chaleureux et le succulent repas de ce second refuge.
