L'AMARRON

Publié le par Cat&JM

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L'Amarron

9 mai 2014

 

Pourquoi toujours aller très loin randonner alors qu'à côté de chez nous, y'a des coins superbes ? Denis, Jean-Marc et moi partons donc du Petit Candelon, entre La Celle et Brignoles. Nous empruntons une piste qui remonte le Vallon de l'Amarron jusqu'à une e source qui coule peu, bon, mais c'est tout de même une source : des tufs, un tronc creusé en attestent.

Jean-Marc se souvient d'une grotte ornée de dessins de bergers qu'il aurait vu il y a des siècles. Nous cherchons donc au-dessus, à droite, à gauche. La végétation, outrée d'être dérangée, nous incite à renoncer. "C'est peut-être à coté d'une autre source" réfléchit notre tortionnaire.

A droite, un sentier monte, monte jusqu'à une ruine, puis une crête. Il nous faut basculer de l'autre côté, dans le vallon suivant. Nous cherchons une brèche qui nous permettrait de redescendre. Mais, pas moyen. Et c'est parti pour la baragne : la salsepareille et les ronces s'agrippent à nous, le romarin nous blesse de son bois dur. Je ne sais plus ce que l'on cherche : une grotte, une source, un sentier de descente ? Limite mauvaise humeur !...

Enfin un passage quelque peu praticable s'ouvre à nous.Denis en profite pour suggérer une pause déjeuner. Ouf, quelle bonne idée. Il a les jambes en sang, moi aussi. Ça n'était pas le jour de se mettre en short ! Jean-Marc rigole : il a gardé le pantalon. Nous prenons notre temps et après un bon café, les guibolles bien couvertes, nous repartons. Pas de vrai sentier, mais la végétation est plus clairsemée dans le sous-bois. Des baumes, des abris de bergers, des failles, des murets en pierres sèches nous invitent à fouiner.

Je suis envoûtée par le charme de cet endroit. Enfin nous rejoignons un sentier qui nous mène à un abri et à une source qui se déverse dans un réservoir. Et si la grotte de Jean-Marc était par ici ? Et rebelotte ! En vain. Aurait-il rêvé ? Bon, mais le sommet de l'Amarron est juste au-dessus de nous. Comment ne pas y aller ? En chemin, sympathique rencontre avec deux bousiers, poussant, tirant, hissant leur boulette de m.... Dans quel but ? Brêve réflexion sur la futilité de notre propre existence... Sommes-nous des bousiers qui s'ignorent ? Bref, nous continuons jusqu'au col de l'Amarron, vaste prairie se donnant des airs "caussenards". JM nous affirme : "il y a un dolmen".

Mouais... Nous lui accordons le bénéfice du doute mais restons sur le sentier qui, surprise, descend et descend encore. Le sommet s'éloigne, la montagne grandit ! Enfin une sente sur la gauche et après une rude montée, nous voilà en haut. Mais ce n'est pas parce qu'on est en haut, qu'on est au sommet ! En haut, une barre dominant la plaine, au sommet, un cairn sur un plateau. Donc au cairn, demi-tour pour aller admirer la vue. Mais il faut songer au retour. Tiens, des points rouges qui partent sur la gauche. Allons-y. Tiens, plus de points rouges.

Qu'importe, si nous continuons à descendre, nous devrions nous retrouver sur le sentier au fond du vallon. Et miracle, la source et son réservoir nous accueillent. Il ne nous reste plus qu'à rentrer et c'est vers 19 h que nous retrouvons enfin la voiture !

Cat.

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