TREK DANS LES PYRENNES - MONT PERDU
Publié le 16 Août 2017
MONT PERDU
9 juillet
Ce devait être petite balade tranquille aujourd’hui. Mais la météo nous annonce un déluge pour demain. C’est donc le jour ou jamais d’aller faire Le Mont Perdu (3355m), même si le temps semble un peu incertain. Pourtant la motivation n’est pas très forte, hormis pour Sylvie, toujours partante pour aller plus loin, plus haut… "Allons au moins voir le lac gelé, nous verrons bien après". Un peu avant 8 h, nous voilà sur le sentier qui monte, monte… Sylvie porte fièrement sa corde toute neuve. Nous passons de plateau en plateau, franchissons de petits névés, faisons quelques pas d’escalade.
Nous suivons un ruisseau, remontons des cascades. A 10 h 30, nous sommes au lac. En face de nous, le Mont Perdu, bel et bien perdu dans la brume. "Combien de temps pour le gravir ?" Difficile de discuter avec les espagnols, pourtant nous comprenons : "à peine 1 h." Je suis tentée, Jean-Marc aussi, Sylvie, n’en parlons pas… Allez, on y va, pendant que les copains commencent à redescendre. Des rochers à escalader, un éboulis du style de celui de la brèche à remonter, une arrivée au col, un névé à franchir et nous sommes au sommet. Nous avons mis 1 h 20.
Quelques gouttes de pluie arrosent notre victoire. Nous photographions un groupe d’espagnols devant la borne sommitale, eux font de même pour nous. Il ne nous reste plus qu’à redescendre. Névé, éboulis avalés beaucoup plus facilement qu’à la montée. Rochers humides : nous faisons attention de ne pas glisser. Revoilà le lac et… le soleil ! Pause casse-croûte. Et, on n’y croyait plus, le sommet se dégage des nuages quelques secondes, vite photos. Et c’est le long retour vers le refuge, descentes, plateaux, névés… Une chaîne négligée lors de la montée nous aide à prendre pieds sur la neige.
Les fleurs sont au rendez-vous, gentianes, boutons d’or, œillets de poète… Nous retrouvons enfin nos quatre compères, partageons avec eux la bière traditionnelle. Vite, une douche (glacée) avant que le soleil disparaisse… Michel voudrait nous faire partager son engouement pour Edgar Morin, sociologue et philosophe, mais en vain. Trop de bruit dans le refuge ?



