SPELEOLOGIE EN TUNISIE

Publié le par Cat&JM

TUNISIE

 

camp harissa

مخيم هريسة

28 avril au 8 mai2012

Participants  : Chantal

Pierre

Dédé

Alain et Marie

Hervé et Laure

Jean-Marc et Cat

 

28 avril 2012

Ça y est, c'est enfin le jour du départ. Depuis plusieurs semaines, chacun trépignait d'impatience.

Nous avons rendez-vous à 8 heures chez Chantal afin de nous regrouper et de ne laisser que deux voitures à Marignane. Chantal, Jean-Marc et moi embarquons avec Dédé, Marie, Pierre, Hervé et Laure avec Alain. Nous arrivons à 9 h 30 à l'aéroport.

Commence l'interminable queue pour l'enregistrement des bagages. Le poids des bagages est limité à 23 kg par bagage, chacun attend le verdict de la balance...Pourquoi sommes-nous dans la file qui n'avance pas  ? Quand arrive enfin notre tour, on nous envoie à un autre guichet  ! Contrôle de police, contrôle des bagages à mains, on attend, on attend, l'heure tourne. Enfin nous embarquons sur un airbus A319. Ouf  ! Le départ prévu à 11 h 35 s'effectuera à 11 h 50. Nous atterrissons à Tunis vers 12 h 20 avec ¼ h de retard. Réglons nos montres, 1 h de décalage horaire. Requeue, recontrôles. Enfin libres  ! Nous sommes accueillis par Myriam, Mohsen et Hamza du club spéléo de Bizerte. Nous louons les voitures  : un trafic long, 9 places et une seat ibiza. Nous changeons nos euros en dinars (1 euro = environ 2 dinars). Nous prenons la direction de Bizerte où nous devons être hébergés à la Maison des Jeunes (pas d'ironie, svp!)

Les cigognes nous regardent passer depuis leur nid sur les poteaux electriques. Nous franchissons le pont transbordeur, pont qui nous nous en rendrons compte, rythme la vie de la ville, et nous voici arrivés. Accueil fantastique de la part de nos amis spéléos. Un pot de bienvenue nous attend  : petits chaussons salés, gâteaux tunisiens, citronnade maison faite par la maman de Myriam. Puis nous nous installons dans les chambres mises à notre disposition. Retour au club. C'est l'anniversaire d'Adem . Gros gâteau, boissons. Puis le directeur de la Maison des Jeunes nous souhaite la bienvenue. Les activités sont multiples  : salle polyvalente pour la danse, le théâtre, radio locale, atelier informatique, cellules d'initiation des jeunes aux problèmes des quartiers etc... Allez, une petite balade pour découvrir la ville. Ce sera tout d'abord le Cap Blanc, les plages, les sources qui jaillissent des rochers pour se jeter dans la mer. Nous revenons par une route qui surplombe la ville. Nous goûtons des chardons, bah, c'est pas mauvais  ! Azziz, le plus jeune, nous racontera la révolution et ses consequences, une leçon de vie. Nous passons par la Médina (ville fortifiée, avec, au centre, une mosquée), le port. Nous savourons des beignets aux dattes, puis un thé à la menthe. De la musique sort des fenêtres d'une salle à deux pas de là. C'est un mariage. Entraînés par nos amis, nous nous incrustons. Aussitôt nous voilà installés, on nous offre gâteaux et boissons. On voudrait même nous faire danser  ! Retour à la Maison des Jeunes pour le repas du soir. Amine qui arrive tout droit du sud, nous rejoint. Nous leur donnons le matériel spéléo que la Fondation Peltz a donné, les kits confectionnés par jean marie et les lampes de Denis plus tard nous leur laisserons des baudriers des LGG. Nous serons moins chargés au retour, enfin pas tous........... Les spéléos tunisiens n'en croient pas leurs yeux. C'est du délire  ! Nous terminons la soirée en regardant un film sur la grotte de La Mine que nous devons faire bientôt, film qui sera présenté au festival de Cannes, puis partons pour un café ou un thé aux pignons en ville. Et enfin, DODO  !!!

Dede donnera un stilnox à Laure pour qu elle puisse dormir un peu, elle sera KO durant 48 heures....

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29 avril 2012

Nous avons rendez-vous avec Amine à 9 h. Mais nous sommes tous prêts de bonne heure (le soleil se lève plus tôt en Tunisie  ....) aussi décidons-nous d'aller prendre un café en ville. De retour à la maison des jeunes, nous retrouvons Amine qui nous entraîne vers le port en passant par la Médina. Celle-ci a été bâtie par les Espagnols entre 1730 et 1766, qui furent chassés par la suite par les Turcs. Puis direction le marché, ou plutôt les marchés  : aux légumes, à la viande et … au poisson. Dédé reste bouche bée devant les étalages et les prix. Des rougets  ! 8 dinars, 4 euros, chez nous on les paye jusqu'à 30 euros  ! Bondissant, bavant, il court en acheter pour notre repas de midi au grand dam de Pierre et Jean-Marc qui n'aiment pas le poisson. Nous continuons notre visite  : hérissons (bon insecticide), pigeons, tortues, poules qui attendent leur tour pour être zigouillées et plumées. Nous goûtons le «  sohlab  » sorte de bouillie grise de céréales avec sésame, gingembre et sucre. Les avis sont partagés.... Petite rencontre avec un caméléon. Vers midi, nous nous retrouvons au resto  : salade méchouia, bricks à l'oeuf, couscous, sans oublier nos rougets que le patron nous a fait griller. Après un petit café à la maison des jeunes, nous repartons en voiture pour aller voir les villages de pêcheurs sur la côte est de Bizerte  : El Alia, Aousia, Ghar el-Melh, Rass Jebel, Raf Raf. A Porto Farina, une grimpette dans le sable nous mène jusqu'à un marabout, mausolée composé d'un édifice cubique recouvert d'une coupole et abritant la sépulture d'un maître vénéré pour la découverte d'une source. Mais il faut songer à faire les courses pour demain car la première grotte nous attend et nous devons partir de bonne heure. Tiens, le pont est levé. Nous en profitons pour déguster un sandwich kebbab en attendant le champ libre.

 

Lundi 30 avril 2012

Ouh, qu'il est tôt  !!! Nous partons à 6 h 15 pour le Djebel Serj, face Nord pour faire la grotte d'Ain Dab, rivière souterraine. Les affaires sont prêtes depuis hier soir. Surtout ne pas oublier la néoprène  ! Pause café-croissants sur l'autoroute, puis quelques courses supplémentaires à El Fhas, contrôle des passeports à Siliana où nous devons signaler notre exploration. Nous achetons des merguez pour faire des grillades. Nous arrivons chez Hfayidh (Lafayette) où un 4X4 doit transporter sacs et personnes pendant 4 kms  . Après un pique-nique et un excellent thé à la menthe, nous chargeons le matériel et 4 d'entre nous sur le véhicule. Les autres, légers, commencent la montée à pieds. Une fois tout le monde au col, il reste une demi-heure de marche pour accéder à l'entrée, Deux gardes forestiers entourés de moutons surveilleront nos affaires jusqu'à notre sortie. Vers 15 h 30, équipés, nous «  plongeons  » dans le trou. Nous remontons la rivière, accompagnés par les chauve-souris qui virevoltent autour de nous. Hum, la bonne odeur de guano  ! Passage de la voûte mouillante, diversement appréciée. Nous poursuivons encore un moment dans la rivière et enfin la partie sèche. Une corde de 20 m et nous voici dans les galeries supérieures. Pause grignotage, enfin si l'on peut dire... Nos amis tunisiens ont apporté trois gros saladiers de pâtes et les fourchettes qui vont avec  ! Première grande salle d'où pendent de fabuleuses fistuleuses. Émerveillés, nous songeons à faire demi-tour. La deuxième salle n'est pas loin nous dit Amine. Bon, allons-y. Ça monte, ça descend, nous crapahutons dur dans de gros volumes et quelques passages scabreux. Sacré Amine  ! Enfin la deuxième salle, superbe, des rideaux de fistuleuses de 4/5 m. Merci Amine. Hervé, Laure et Hamza continuent. Les autres font demi-tour. Hum, pas agréable de se replonger dans l'eau. Nous voilà dehors. Fait pas chaud. Les gardes ont fait un bon feu et ont offert à Marie et Alain, sortis les premiers, des galettes de pain et des sardines. Belle hospitalité  ! Chacun installe son bivouac comme il peut, pas beaucoup de coins plats. La nuit humide sera un peu difficile pour tout le monde.

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Mardi 1er mai 2012

Nous sommes contents de voir le jour se lever pour pouvoir en faire autant. Le brouillard nous tombe sur la tête et nous sommes frigorifiés. Toutes les affaires sont trempées. J'ai mal partout. Suis-je la seule  ?

Le campement est levé tres vite, nous en sommes tous surpris. Nous remontons laborieusement vers le col où doit venir nous rechercher la voiture. Alain et Hervé gardent les affaires tandis que nous redescendons à pieds, histoire de nous réchauffer. Nous récupérons nos voitures chez Hfayidh. Nous devons contourner le Djebel Serj, la grotte de La Mine se situe, côté Sud. Nous nous arrêtons dans un village boire, qui un thé, qui un café. Le patron nous installe dans un joli jardin public, en face de son bar. Serions-nous des princes  ? Nous achetons des galettes de pain, de la confiture de figues que nous savourons au soleil. Quelques emplettes  : gants pour le hammam, serviettes pour remplacer celles pleines de guano  ! Amine rentre à Tunis par le car-location. Et c'est reparti. Nous arrivons à la bergerie de Naceur Hajji . Quel endroit magnifique  ! Nous étalons toutes nos affaires pour les faire sécher. Alain, Marie, Chantal, Sourour, Dia

restent là et surveillent le bon déroulement du séchage. Hamza, Adem, Mohsen, Taher, Hervé, Laure, Pierre, Dédé, Jean-Marc et moi attaquons la longue montée, tout là haut, tout là haut, . La grotte se situe au milieu d'un éboulis, au trois-quart de la montagne. ¾ heure de marche sous un soleil de plomb. Ouf, nous y voilà, nous transpirons comme des malades et pourtant, il faut s'équiper  ! Une galerie de mine, c'est confortable comme entrée. On y extrayait du zinc et les roches semblent aussi très ferrugineuses. Nos spéléos tunisiens équipent. Les premier et deuxième puits sont deux grands plans inclinés d'une vingtaine de mètres. Un ressaut équipé d'une échelle en place (hum, bizarre, l'échelle...) nous amène dans la première grande salle. Gros volume. Nous admirons le dromadaire, la tête de mort. Pour accéder à la source, des électrons sont mis en place. Nous continuons vers la deuxième salle. Un peu fatiguée, je décide de faire demi-tour. Jean-Marc me suit. Nous en profitons pour faire des photos dans la grande salle. Youpi, nous avons trouvé les «  oeufs  ». Nous ressortons tranquillement et entamons la descente. Aïe les genoux, les marches sont raides  ! Nous retrouvons les copains. Les affaires sont sèches et rangées. Un grand merci. Le feu est fait, les merguez cuisent, surveillées par Marie à qui le berger a prêté une poêle. Alain «  shibani  », s'est vu offrir le thé à la menthe. Naceur Hajj nous installe des pierres pour s'asseoir autour du feu. Que de gentillesse  ! Il semble heureux de passer la soirée avec nous. Ses enfants sont venus le rejoindre et sa plus jeune fille le regarde avec amour, c'est magnifique. D'un commun accord, nous décidons de bivouaquer sur place, au lieu de remonter à Bizerte comme initialement prévu. Nous nous installons sur l'herbe, sauf Dédé qui préfère les cailloux. Le ciel est magnifique. Chantal, dont le duvet n'a plus de fermeture, dort dans le camion. Hamza, qui a aperçu «  des yeux dans la nuit  », la rejoint. Chacal ou loup, les avis des locaux divergent mais les yeux etaient là.

 

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Mercredi 2 mai

Nous rangeons tout, et c'est reparti. Nous traversons de magnifiques paysages, agrémentés de milliers de fleurs. Nous nous arrêtons pour visiter le site archéologique de Ksar Lemsa, fort byzantin du Vème siècle. Bizarres ces inscriptions à l'envers  : les bâtisseurs se sont servis de pierres issues de ruines romaines, mais ne savaient pas lire les caractères  ! De l'autre côté de la route, le guide local nous conduit à un theatre bien conservé. Nous remontons à Tunis par El Fahs où nous déjeunons à 10 pour 42 dinars. Au bar, à côté, le café nous coûtera 5 dinars  ! Nous prenons l'autoroute pour rejoindre Tunis, puis Bizerte où nous réinstallons à la maison de jeunes. Les garçons font des exercices de manip secours. 16 h  : il est temps pour les filles de partir pour le hammam. Myriam nous accompagne à l'entrée, Sourour nous guide à l'intérieur. Quel bonheur de se laver et de se rincer encore et encore dans la pièce chaude. Sourour a apporté un savon à l'huile d'argan. Déjà propres, nous nous savonnons mutuellement avant d'être prises en charge, dans une salle moins chaude, par une dame qui nous frotte vigoureusement avec le gant spécial acheté hier. Plus de peaux mortes... Puis massage à l'argile. Nous nous rinçons et passons dans une pièce plus fraîche pour nous essuyer. Retour à l'entrée où nous rhabillons. Il est 18 h. Il est temps de laisser la place aux hommes. Apparemment le massage sera plus musclé  ! Les filles sont ecroulées de rire en imaginant les hommes au hammam.... En attendant, Sourour nous conduit chez ses parents pour boire un thé et déguster d'excellentes petites crêpes trempées dans un sirop de sucre, miel, fleurs d'oranger. Outre ses parents, Sourour et Hamza nous présentent leur autre frère, et leurs deux sœurs. L'accueil est, comme d'habitude fantastique. Arrivent les hommes, propres et contents de leur expérience. Un délicieux repas nous attend, suivi de petits gâteaux et d'une salade de fraises parfumée à l'eau de géraniums. Allez, il faut se quitter, préparer les sacs pour demain et dormir enfin sur un bon matelas  !

 

Jeudi 3 mai

Départ 4 h 45 car à 5 h le pont de Bizerte se lève. Programme de la journée  : visite de Kairouan puis poursuite vers le sud jusqu'à Tozeur. Les amis tunisiens qui le peuvent, nous accompagnent  : Amine, Hamza, Myriam, Sourour. Nous faisons le plein à la station Total  : 53 dinars pour 713 kms, ça fait rêver... 32° au sud, annonce la météo. Nous traversons le «  plat pays  », pas celui de Jacques Brel, celui des tunisiens, et nous arrivons à Kairouan. Première halte aux bassins des Aghlabides. Un droit de photos de 1 dinar par appareil nous est demandé et sera valable pour tous les monuments de Kairouan. Nous grimpons sur la terrasse du pavillon d'entrée pour avoir une vue d'ensemble. Ce sont deux immenses réservoirs d'eau construits autour de 860. L'un sert de réservoir, l'autre de bassin de décantation. Puis nous visitons la zaouïa de Sidi Sahab (mosquée du Barbier) et enfin la grande mosquée qui porte aussi le nom de Oqba Ibn Nafi, nom du général commandant les armées musulmanes. La première construction date de 670, édifiée par les Aghlabides avec les pierres récupérées des monuments romains. Continuons notre périble. Nous passons Echbika. La route est bordée de cactus et d'eucalyptus, qui entourent les champs d'oliviers. C'est toujours très très plat. Puis sur la droite, la montagne de Trozza où paraît-il jaillit une source chaude en son sommet. Vente sauvage d'essence sur les bas côtés. Nous traversons de nombreux oueds, à sec. Nous descendons toujours plus au sud  : Jelma, Bir El Hafey, Sidi Ali Ben Aoun. Sur la droite, au loin, la montagne du même nom. A gauche, des parcs nationaux. Arrêt à Gafsa où nous déjeunons pour 71 dinars. Il est 14 h 30, allez, c'est reparti en direction de Tozeur. Amine à l’œil vissé à la montre. Nous passons près de mines de phosphate. Commence le désert  : quelques rares arbres au bord de la route, vaste plaine caillouteuse où poussent quelques tousques, jusqu'aux montagnes, complètement pelées. Nous voici à Metlaoui. Plus aucun arbre, même en bordure de route. Enfin, sur la droite, les premières oasis et palmeraie. Nous passons El Hamma el Jerid et enfin nous arrivons à Tozeur. Amine nous explique qu'il y a beaucoup de noirs, descendant d'esclaves. Nous sommes un peu fatigués par la route  : «y'a même des platanes  » nous dit Pierre en regardant les eucalyptus. Nous nous installons à l'hôtel *** Hafsi, avec piscine  ! Petite bière (enfin) au bar et c'est reparti. Nous visitons une briqueterie, la plupart des maisons de Tozeur, sont recouvertes de ces briques faites à la main. Cette fabrique fait vivre environ 20 familles. Puis Amine nous emmène voir un joli petit musée qui retrace l'histoire des femmes tunisiennes, cuisine, filage de la laine, tissage, mariage, tout cela accompagné de chants, très doux. Petit tour dans les souks, où l'on a du mal à se débarrasser des marchands, trop entreprenants. Le repas (buffet à volonté) nous attend à l'hôtel. On papote autour du dernier thé ou café de la journée. Pierre, toujours un peu fatigué, nous parle de lait de «  chamelier  ».  ??????

 

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Vendredi 4 mai

7 h 15  : petit déjeuner

8 h  : départ pour les palmeraies, direction Tamerza.

Passons El Nemiet, El Hamma el Jerid. Nous longeons de vastes étendues sèches, salées. Au loin, les montagnes J.en Negueb. Après des kilomètres de ligne droite, nous voici dans les lacets de la montagne. Nous admirons le panorama. Petits achats  : jolies pierres, bijoux, chameau en cuir plus vrai que nature....

Tameghza

Nous apercevons la frontière algérienne.

Palmeraie de Mides, oasis de Chebika. Qu'il fait bon se promener le long du ruisseau, à l'ombre des palmiers. Grande cascade. Dédé fait connaissance avec les fouette-queues. Pas très rassuré, le Dédé. L'heure tourne, il faut faire demi-tour. Vite on achete des cheches pour le fun mais ils seront bien utiles. Tiens, un camion décharge du sable dans le désert. Le conducteur serait-il parent avec celui qui porte de l'eau à la mer  ? Nous nous arrêtons avant Tozeur pour déjeuner. Vive discussion entre Amine et le patron qui nous réclame 180 dinars puis 130. Trop cher par rapport aux jours précédents  ! Amine nous dit de partir en laissant 80 dinars et il se débrouille avec le patron. Passons Deghbeche. Nous nous arrêtons au bord du Chott el Jerid , vaste lac salé. Quelques acrobaties pour franchir le canal d'eau couleur sang et nous voici sur le lac où les cristaux de sel crissent sous nos pieds et pour laure dans les chaussures. Tout est blanc, à perte de vue. Un peu plus loin, nous grimperons sur un puits artésien, l'eau est brulante. Puis nous traverserons Oum Somâa, Tombar, Telmine, Kebili, Jemna, et enfin nous arrivons à Douz. Nous avons rendez-vous avec les dromadaires  ! 17H, 17 h 30, nous voilà sur nos montures. Quelle belle caravane  ! Des quads viennent pourtant rompre la magie de l'instant. Nous cheminerons jusqu'au coucher du soleil. Certains souffent de cet ecartelement...Le vent fait fumer les dunes sous la lumière rasante du soleil couchant. Les guides installent le camp, montent la tente berbère, ramassent le bois et préparent le repas. Ils épluchent les légumes pour nous mijoter une excellente chorba et un délicieux couscous dans deux grosses marmites posées sur le feu de bois. Ces hommes ont une connaissance de leur milieu, avec trois bouts de bois ils ont pu faire cuire un vrai repas, le thé et le feu de camp. Une fois ceci englouti, nous faisons notre vaisselle au sable. Efficace  !!! Soirée magique. Nos guides chantent en s'accompagnant d'une flûte et du ben-dir, sorte de tambourin. Avec son cheche, l'un d'entre eux fait une marionnette qui fait la danse du ventre, c'était génial et drole. Il est temps d'aller dormir, certains dans la tente, d'autres à la belle étoile ou plutôt à la belle pleine lune. Dormir dehors avec la silouhette des dromadaire, un silence et un ciel rien que pour nous

 

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Samedi 5 mai

Lever vers 6 heures. Les chameliers ont déjà fait le feu et préparent le pain qui sera cuit à la cendre et dans le sable. Laure, Chantal et moi partons nous promener. Au retour, le pain est cuit et nous nous installons pour un succulent petit déjeuner. Nous rangeons le bivouac. Tiens, qu'y a t'il sous le matelas de Chantal  ? Un scorpion  !!! Un des guides s'empresse de le mettre dans une bouteille. Qu'en fera-t-il  ? Nous retournons à Douz en 4/4. Nous récupérons nos voitures et allons faire un tour en ville. Encore quelques achats et visite du musée sur les traditions berbères. Puis, nous reprenons la route, direction Matmata. Des troupeaux de chèvres noires broutent de chaque côté de la route. A 15 km avant Matmata, pause thé aux amandes et cornes de gazelles. Le paysage change et devient plus montagneux. Apparaissent les premiers habitats troglodytes. A Matmata, nous visitons un habitat troglodyte qui a servi de décor au film «  stars war  ». Les habitats troglodytes de cette région sont tres touristiques, on y accede par un tunnel qui arrive dans une cour interieure ciel ouvert. Un puits au fond duquel partent des galeries menant à des chambres. Nous continuons sur Medenine et le joli village de Toujane (650 personnes, 134 familles). Nous sommes dans la région des ksours (maisons, cellules). Repas chez Bechir, trogl-auberge du Dahar. La femme de Bechir tisse des tapis et des couvertures tout comme les autres femmes du village à partir de laines qu'elles teintent elles-mêmes. Pas besoin de modèle, elles reproduisent les motifs de mémoire. Laure et Hervé se laissent tenter.

Mais il faut repartir. Amine surveille l'heure. Comme dira Pierre, encore lui, il faudrait apprendre à caguer en marfchant, comme les chameaux... La vue sur la plaine est superbe. Passons Aloued Milhalal, ksours Hallef. La route des ksours est magnifique. Nous nous arrêtons à Ksar Hadada, ksar de plaines. Petit cours de Amine  «  il y a trois sortes de ksar  : le ksar citadelle, le ksar de montagne, le ksar de plaines. Lors de l'invasion des arabes, les berbères se sont réfugiés dans les montagnes et ont construit les ksours de montagne pour engranger les récoltes. Lorsque les relations se sont améliorées entre arabes et berbères, ces derniers sont redescendus et ont construit les ksours de plaine  ». Un peu plus loin, nous remettons 40 l de gas-oil (40 dinars) dans notre petit camion. Nous avons parcouru 923 kms. Nous en profitons pour nous faire une ventrée de cornes de gazelle et de beignets au miel, Alain qui rêve de se poser peinard, trouve la pose un peu longue mais s'empiffre comme tout le monde d'un beignet degoulinant de miel (aïe le régime !). Arrêt à Chenini, village berbère. D'après une légende du Coran, sept ou huit chrétiens, persécutés par les romains se sont réfugiés, accompagnés par leur chien, dans la montagne, puis se sont endormis. Quelques siècles plus tard, ils se réveillent, se convertissent à l'Islam et meurent. D'où les tombes des sept dormants et de leur chien, un peu au-dessus dans la montagne. Nous arrivons à Douiret et poursuivons vers le Douiret antique. C'est un gite troglodyte superbe. C'est un ksar de montagne, surmonté d'un ksar citadelle, le «  grenier  ». L'endroit est magique, apaisant. L'air est léger. La douche est bienvenue pour évacuer le sable du désert. Un délicieux repas nous attend  : salade, bricks, riz, cornes de gazelle, thé à la menthe. Dans la chambre où nous dormons à cinq, Jean-Marc et moi avons notre lit dans notre propre grotte  !

 

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Dimanche 6 mai

8 h  : nous quittons à regret notre gîte où, de l'avis général, nous serions bien restés une semaine. Ksar Oued Dabed, Tatatouine, photo obligatoire devant le panneau. Nous reprenons le long chemin du retour. Tunis, 530 kms. Sur la route, de nombreuses 404 peugeot. Bir Lamhar, Medenine, nous passons à côté d'un marché aux voitures. Tout le long de la route, des marchands d'essence en bidon. Les réverbères sont alimentés par des panneaux solaires. Arram, Mareth, aux carrefours, nombreux barrages militaires. Zerkine, on aperçoit la mer. Kettana, Gabès, arrêt café. Methouna, El Akabit, El Hecha, Boussaïd, Skhira, Smara. On s'arrête pour acheter des pêches vendues au bord de la route  : entre 5 et 12 dinars  ! On repart sans pêches... Amine est furieux de voir comment certains cherchent à exploiter les touristes. Bah, ce n'est pas grave, on n'a pas acheté, c'est tout. Mahrez, on s'arrête pour déguster un méchoui. Un peu dur pour Chantal de voir le mouton arriver sur ses pattes, pour finir dans les assiettes. Sourour, qui n'a pas la langue dans sa poche, trouve les morceaux trop gras et va choisir son morceau sur le mouton découpé sur place. Encore une fois, le tarif nous surprend  : méchouia, 1 kg 600 de viande, frites, café, 81,50 dinars.

Nous passons à côté de Sfax que nous contournons par la voie rapide, et prenons l'autoroute. Tunis est alors à 247 kms. Il y a d'immenses champs d'oliviers à perte de vue. Nous sortons à El Jem pour visiter le Colisée. El Jem (Thyrsus à l'époque romaine) a été bâtie au IIIè siècle c'est à dire il y a environ 1800 ans. Après cette jolie pause, nous reprenons l'autoroute. Pas si monotone que ça, le trajet  : nous doublons des voitures dont le chargement est plus gros qu'elles, un piéton tenant un lapin par les oreilles pour le proposer aux automobilistes, un camion entièrement rempli d’œufs, troupeaux de moutons paissant au bord de l'autoroute sans barrière..... M'Saken, Hergla, Enfida, Tunis et enfin Bizerte. Nous posons nos affaires à la maison des jeunes et repartons à pieds (ça fait du bien), pour un sandwich.

 

Lundi 7 mai

A 7 h 20, nous partons pour Tunis, les souks et la Médina. Nous arrivons par la place du 14 janvier 2011, il reste encore des barbelés et des chars militaires. Nous y passons la matinée et chacun en profite pour acheter les derniers souvenirs qu'il veut ramener. Il y a un monde fou et il est un peu difficile d'avancer dans les ruelles. Le marchandage bat son plein. Nous revenons, certains d'avoir fait de bonnes affaires, les bras chargés de bricoles qui nous servirons en France.... ou pas. Amine nous offre une assiette gravée en souvenir de la rencontre de nos deux clubs. Puis nous partons pour Sidi Bou saïd, magnifique village en bleu et blanc. Nous montons jusqu'au café des Délices, pour admirer la vue sur la mer turquoise. Nous nous attardons pour acheter deux bricoles et soudain, plus personne. Nous redescendons, remontons, redescendons la rue principale, allons voir à la voiture, en vain. Nous remontons. Enfin, en bas, tout là bas,

Hervé nous fait signe. Mais pas le temps d'établir le contact, il a disparu. Chantal râle, normal... Quand enfin nous les retrouvons, ils ont déjeuné, sans nous, dans un coin où nous ne pouvions les voir. Merci les copains. Surtout que vite, vite, il faut y aller, le pont de Bizerte se lève à 15 h et nous ne pourrons plus passer. De plus, nous avons rendez-vous avec le Maire de Bizerte à 15 h 30. Nous repartons donc, nous, le ventre vide, mais le coeur gros. Toilette rapide, et nous nous rendons à la Mairie, accompagnés par le directeur de la maison des jeunes. Accueil chaleureux de la part du Maire, qui nous parle de sa ville, des bonnes relations franco-tunisiennes et de l'amitié à travers le sport. Il offre pour le club un très beau livre sur Bizerte qu'il nous dédicacera. Nous revenons tranquillement par le port et rassemblons toutes nos affaires dans nos chambres. 19 h  ! Myriam et sa famille nous attend pour un dernier (et succulent) repas tous ensemble. Nous serons une vingtaine à table. Nous sommes encore très touchés par la gentillesse de l'accueil. xx Nnous nous verrons offrir des pâtisseries tunisiennes à remporter chez nous, des tee-shirts, de l'eau de géranium. Nous les quittons à regret, mais nous devons préparer les sacs ou les refaire pour certains, car demain, c'est le retour en France.

 

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Mardi 8 mai

Nous sommes tous debout de bonne heure. L'appel à la prière à 3 h 45 y serait-il pour quelque chose  ? Ou le coq  ? Ou les joueurs de foot  ? Ou la peur de manquer l'avion  ?

Quoiqu'il en soit, nous sommes tous prêts, Myriam et Sourour viennent nous dire au revoir. Quelle tristesse de se quitter. Nous nous promettons de revenir ou de les accueillir en France si elles ont la possibilité de venir. Et c'est le départ. Dernier arrêt à la station Total de l'autoroute pour le petit déjeuner. A Tunis, nous déposons, le cœur gros Hamza devant son université. Il ne nous reste plus que Amine. A l'aéroport nous déposons sans problème les véhicules. Le loueur, confiant, ne vient même pas vérifier leur état. Dernier café et Amine nous quitte, rapidement, pour ne pas voir nos yeux humides. Enregistrement des bagages, contrôles de police, contrôle des bagages, la routine quoi.....Le vol de retour se fera sans problèmes et nous voici à Marignane, un peu étourdis. Nous récupérons nos bagages, les voitures. Mac Do (eh oui!) à la Valentine, histoire de ne pas se séparer comme ça. Pour certains, ce sera une grande première. Nous revenons avec Dédé chez Chantal où Alain et Lorie, très patients nous écoutent raconter nos aventures, récit un peu décousu...

Cat

 

Publié dans spéléo

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S
très sympa le séjour et voilà demain on se réuni encore une fois mais cette fois en France; je vais pas pouvoir dormir je crois :)
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M
à refaire...
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A
sympatique votre tour de tunisie,si vous pouvez,venez faire un tour a sorbas (almeria) d´ou je fais le catalogue du parage naturel,(kys) karst de yeso de sorbas.grand salut.alain
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A
Vraiment passé un bon moment, j'espère que nous nous reverrons à très bientôt :)
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